Mercredi 29 octobre 2008
Il faut arrêter les conneries. La comparaison Obama-John Kerry
ne tient pas la route. Gagnant ou pas, Barack suscite outre-atlantique un enthousiasme extraordinaire. La presse française a très peur de se planter une seconde fois - on la comprend. Mais la
comparaison n'est pas pertinente.
C'est comme le fantasme de son assassinat sous prétexte qu'il est noir. Fantasme plus répandu dans notre petite république française que chez l'oncle Sam. La raison ? On se croit moins raciste ici que "là-bas". C'est possible. En attendant, les 20% de Le Pen, c'était en France, pas ailleurs.
Aux Etats-Unis, Obama est un talentueux sénateur métis et inexperimenté qui va gagner l'élection. En France, Obama est un John Kerry noir qui va se faire assassiner. Je vous assure, le contraste est saisissant.
Pour éviter le décalage de la perspective française, allez ici et là. Baladez-vous également chez les caricaturistes américains, ici.
Alors certes, au-delà de ça, il y a des résonnances entre ces deux mondes politiques. Un peu comme deux problèmes mathématiques avec des éléments similaires. En rigolant, j'avais dit à un ami que Obama, c'est une Ségolène qui a réussi. L'homme a peu joué la carte "ethnique", la comparaison est un peu légère.
Plus sérieusement, depuis plus d'un an, Obama est le favori. Et ne venez pas me parler de Clinton, elle avait raté les débats en 2007, elle a raté sa campagne en 2008 : en deux mois l'affaire était pliée.
Non, Barack, il m'en rappelle un autre, parti gagnant, longtemps populaire, très à l'aise dans les discours. Passée l'ivresse de la campagne, cet autre a suscité bien des déceptions.
C'est comme le fantasme de son assassinat sous prétexte qu'il est noir. Fantasme plus répandu dans notre petite république française que chez l'oncle Sam. La raison ? On se croit moins raciste ici que "là-bas". C'est possible. En attendant, les 20% de Le Pen, c'était en France, pas ailleurs.
Aux Etats-Unis, Obama est un talentueux sénateur métis et inexperimenté qui va gagner l'élection. En France, Obama est un John Kerry noir qui va se faire assassiner. Je vous assure, le contraste est saisissant.
Pour éviter le décalage de la perspective française, allez ici et là. Baladez-vous également chez les caricaturistes américains, ici.
Alors certes, au-delà de ça, il y a des résonnances entre ces deux mondes politiques. Un peu comme deux problèmes mathématiques avec des éléments similaires. En rigolant, j'avais dit à un ami que Obama, c'est une Ségolène qui a réussi. L'homme a peu joué la carte "ethnique", la comparaison est un peu légère.
Plus sérieusement, depuis plus d'un an, Obama est le favori. Et ne venez pas me parler de Clinton, elle avait raté les débats en 2007, elle a raté sa campagne en 2008 : en deux mois l'affaire était pliée.
Non, Barack, il m'en rappelle un autre, parti gagnant, longtemps populaire, très à l'aise dans les discours. Passée l'ivresse de la campagne, cet autre a suscité bien des déceptions.



