Il faut arrêter les conneries. La
comparaison Obama-John Kerry
ne tient pas la route. Gagnant ou pas, Barack suscite outre-atlantique un enthousiasme extraordinaire. La presse française a très peur de se planter une seconde fois - on la comprend. Mais la
comparaison n'est pas pertinente.
C'est comme le fantasme de son assassinat sous prétexte qu'il est noir. Fantasme plus répandu dans notre petite république française que chez l'oncle Sam. La raison ? On se croit moins
raciste ici que "là-bas". C'est possible. En attendant, les 20% de Le Pen, c'était en France, pas ailleurs.
Aux
Etats-Unis, Obama est un talentueux sénateur métis et inexperimenté qui va gagner
l'élection. En
France, Obama est un John
Kerry noir qui va se faire assassiner. Je vous assure, le contraste est saisissant.
Pour éviter le décalage de la perspective française, allez
ici et
là. Baladez-vous également chez les
caricaturistes américains,
ici.
Alors certes, au-delà de ça, il y a des résonnances entre ces deux mondes politiques. Un peu comme deux problèmes mathématiques avec des éléments
similaires. En rigolant, j'avais dit à un ami que Obama, c'est une Ségolène qui a réussi. L'homme a peu joué la carte
"ethnique", la comparaison est un peu légère.
Plus sérieusement, depuis plus d'un an, Obama est le favori. Et ne venez pas me parler de Clinton, elle avait raté les débats en 2007, elle a raté sa campagne en 2008 : en deux mois
l'affaire était
pliée.
Non, Barack, il m'en rappelle un autre, parti gagnant, longtemps populaire, très à l'aise dans les discours. Passée l'ivresse de la campagne, cet autre a suscité bien des
déceptions.
Mercredi 29 octobre 2008
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