Lu l'Obs et l'Express. Ras-le-bol de cette description du net comme "le monde des rumeurs". La blogosphère, c'est comme un gigantesque dîner entre amis : on discute de tout et de rien, entres autres des nouvelles et des potins.
Je surfe pas mal, et JE N'AI PAS DECOUVERT la rumeur du divorce de Sarko et des conquêtes de Bruni sur le net, mais dans la presse.
Le monde des "rumeurs", c'est pratique pour un éditorialiste. Vous remarquerez que Joffrin, dans Libé, ne cite pas ses sources : il écrit "sur internet". "On dit", "il se dit sur le net"...
La blogosphère, ça n'est pas un monde de rumeurs, c'est un monde de critiques. On critique les chanteurs, le cinéma, les politiques, et beaucoup... la presse. Versac, Maître Eolas et tant d'autres décortiquent tous ses faux-pas, toutes ses coquilles. Pas étonnant que la presse n'aime pas ce critique pointilleux. Et sur les blogs, l'internaute corrige, à son tour, toutes les erreurs et les fautes d'orthographe du blogueur, dans les commentaires. La blogosphère a quelque chose d'un grand wikipédia.
La blogospère, en somme, c'est un gros tas d'opinions, mais surtout de critiques.

Passons. Je suis un grand fan des analyses de Christophe Barbier, le rédac chef de l'Express, mais il m'énerve un peu à tant parler de Carla Bruni. (Et à s'en expliquer).
Et Le Monde... mais Le Monde ! Ne pas parler du tout de Carla Bruni, dans l'éditon de lundi, c'est un peu gonflé. Mais le plus ridicule, c'est que Le Monde écrit "Nicolas Sarkozy", "Ségolène Royal"... mais "monsieur Bayrou". Faut pas pousser ! Le jour de l'inauguration du Modem, Le Monde a même eu le culot de n'en parler qu'en deux petites colonnes, dans les pages intérieures. Se distinguer, c'est bien ; manipuler l'actualité, ça a ses limites.
Encore une chose, qui m'amuse beaucoup : les journalistes du Point, quand ils se défendent d'être sarkozistes. Eh quoi ! Il faut assumer.

J'ai beaucoup écouté et lu Plenel, sur son lancement de Médiapart. Je ne comprends pas bien pourquoi il cherche tant à se différencier de sites de qualité comme Rue89. Mais surtout, ça veut dire quoi, vouloir "une presse qui appartient à ses lecteurs" ?
"Donner au lecteur ce qu'il demande, c'est commencer à le trahir", écrivait un journaliste de La Croix...

Mercredi 19 décembre 2007 3 19 /12 /Déc /2007 05:09
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